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Acide tranéxamique


Mise à jour : 21 novembre 2014

EXACYL® - SPOTOF®


L’acide tranéxamique est un antihémorragique antifibrinolytique utilisé par voie orale et injectable.
A fortes doses, il exerce une activité freinatrice sur l’activation du système complément. Il est proposé en traitement de fond de l’œdème angioneurotique.


ETAT DES CONNAISSANCES

    • Au 1er trimestre, les données disponibles chez les femmes enceintes traitées par l’acide tranéxamique sont quasi inexistantes, mais aucun élément inquiétant n’a été signalé à ce jour.
    • Aux 2ème et 3ème trimestres, les données disponibles sont nombreuses et rassurantes.
    • L’acide tranéxamique passe le placenta et les concentrations au cordon atteignent 60% des concentrations maternelles.
    • L’acide tranéxamique n’est pas tératogène chez l’animal.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Dans l’œdème angioneurotique :
      • Si l’arrêt du traitement n’est pas possible, l’acide tranéxamique sera maintenu compte tenu du bénéfice et de l’absence d’alternative plus sûre en cours de grossesse.
  • Traiter en cours de grossesse
    • Au 1er trimestre de la grossesse :
      • Dans l’œdème angioneurotique, l’acide tranéxamique peut être utilisé compte tenu du bénéfice et de l’absence d’alternative plus sûre en cours de grossesse.
      • Dans les autres indications, son utilisation ne sera envisagée qu’après avoir écarté les autres options thérapeutiques possibles.
    • Aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse, l’acide tranéxamique peut être utilisé quelle que soit l’indication.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Au 1er trimestre de la grossesse :
      • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’acide tranéxamique.
      • Dans l’œdème angioneurotique, l’acide tranéxamique peut être poursuivi compte tenu du bénéfice et de l’absence d’alternative plus sûre en cours de grossesse.
      • Dans les autres indications, sa poursuite ne sera envisagée qu’après avoir écarté les autres options thérapeutiques possibles.
    • Aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse, l’acide tranéxamique peut être poursuivi quelle que soit l’indication.
  • Allaitement
    • Il y très peu de données sur le passage de l’acide tranexamique dans le lait. Il semble toutefois que la quantité ingérée via le lait soit très faible : l’enfant recevrait moins de 0,1% de la dose maternelle lors d’un traitement par voie orale (en mg/kg).
    • De plus, sa biodisponibilité orale n’est que de 30 à 50% et sa demi-vie est courte (2 heures).
    • Aucun événement particulier n’a été signalé parmi une vingtaine d’enfants allaités par des mères sous acide tranexamique.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de l’acide tranexamique par voie orale est envisageable chez une femme qui allaite.
      Compte tenu de l’absence de donnée par voie veineuse, on préfèrera suspendre l’allaitement pendant 4 heures après une administration IV.
  • Si une de vos patientes est exposée à l’acide tranéxamique en cours de grossesse ou d’allaitement, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou allaitante :


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Tel/fax : ++33 (0)143412622
- www.lecrat.org


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