La ciclosporine est un immunosuppresseur.
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre rénal (insuffisance rénale, hypertension).
ETAT DES CONNAISSANCES
Aspect malformatif
Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la ciclosporine sont très nombreuses et rassurantes sur le plan malformatif.
Aspect infectieux
Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
Aspect néonatal
Aucune répercussion rénale imputable à la ciclosporine n’a été observée à ce jour lors du suivi de plusieurs centaines d’enfants exposés in utero.
D’autres effets néonatals ont parfois été rapportés chez des enfants également exposés à l’azathioprine :
Atteinte réversible des lymphocytes B ou T, sans répercussion clinique.
Prématurité et retard de croissance intra-utérin qu’il est difficile de mettre exclusivement sur le compte du médicament (rôle probable de la pathologie et/ou des traitements associés).
EN PRATIQUE
En prévision d’une grossesse
Si après avis du prescripteur, la ciclosporine est nécessaire à l’équilibre maternel, elle pourra être poursuivie.
Traiter une femme enceinte
Si après avis du prescripteur, la ciclosporine est nécessaire à l’équilibre maternel, son utilisation est possible quel que soit le terme de la grossesse.
Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
Si la ciclosporine est poursuivie jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront en être avertis (cf. "Etat des connaissances").
Découverte d’une grossesse pendant le traitement
Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la ciclosporine.
Réévaluer le bien fondé de la poursuite du traitement :
Si après avis du prescripteur, la ciclosporine est nécessaire à l’équilibre maternel, le maintien du traitement est possible quel que soit le terme de la grossesse.
En cas de poursuite de la ciclosporine, un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
Si la ciclosporine est poursuivie jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront en être avertis (cf. "Etat des connaissances").
Allaitement
La quantité de ciclosporine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit (en mg/kg) moins de 1% de la dose maternelle.
Chez les enfants allaités, les concentrations sanguines de ciclosporine sont indétectables.
Aucun évènement particulier n’a été rapporté, à ce jour chez des enfants allaités de mère traitée par ciclosporine.
Au vu de ces éléments, l’utilisation de la ciclosporine est possible chez la femme qui allaite.
CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
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