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Carbamazépine dans les troubles bipolaires
Mise à jour : 2 février 2012
- En prévision d’une grossesse
- On préférera, si possible, utiliser un autre thymorégulateur en prévision d’une grossesse. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
- Si ces options ne sont pas adaptées, l’utilisation de la carbamazépine est envisageable (cf. ci-dessous).
- En ce qui concerne la prescription d’acide folique, cliquez ici.
- En cours de grossesse
- Ne pas arrêter le traitement par carbamazépine sans l’avis du spécialiste.
- On préférera, si possible, utiliser un autre thymorégulateur en cours de grossesse. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
- Si ces options ne conviennent pas, l’utilisation de la carbamazépine est envisageable (cf. ci-dessous).
- En cas d’exposition à la carbamazépine au 1er trimestre de la grossesse :
- En cas de poursuite de la carbamazépine jusqu’à l’accouchement :
- Prévoir la prescription de vitamine K1 à la mère à la posologie de 10 mg/j par voie orale pendant les 15 derniers jours de grossesse.
- Administrer au nouveau-né en salle de travail 0,5 à 1 mg IM ou IV lente de vitamine K1 (posologie d’enfant à risque hémorragique majoré) (cf. Etat des connaissances).
- Si le traitement thymorégulateur a été suspendu en raison de la grossesse, il sera rétabli au plus tôt après l’accouchement aux posologies antérieures du fait du risque de décompensation dans le post-partum.
- Allaitement
- Dans la littérature il y a une cinquantaine d’enfants allaités de mère traitée par carbamazépine.
- Chez les enfants allaités, les concentrations plasmatiques de carbamazépine atteignent 25 à 45 %, voire plus, des concentrations thérapeutiques de la mère.
- Trois cas d’atteinte hépatique transitoire (augmentation des gammaGT et/ou des transaminases) ont été décrits chez des nouveau-nés allaités de mère traitée par 400 mg/j de carbamazépine pendant la grossesse et l’allaitement. Aucune autre étiologie n’a été retrouvée.
- Au vu de ces données il nous semble préférable d’éviter d’allaiter en cas de traitement maternel par carbamazépine. Ceci s’applique d’autant plus que l’enfant est prématuré et/ou présente une pathologie sous-jacente.
- Si néanmoins l’allaitement est entrepris, une surveillance régulière de l’enfant est souhaitable pendant toute la durée de l’allaitement. Elle comprend :
- un examen clinique (effets sédatifs, mauvaise prise de poids...)
- le dosage plasmatique de la carbamazépine chez l’enfant, en particulier en cas de manifestation clinique chez celui-ci.
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