EXOCINE® - MONOFLOCET® - OFLOCET®
L’ofloxacine est un antibiotique de la classe des fluoroquinolones.
Elle est utilisée par voie orale, injectable, oculaire et auriculaire.
ETAT DES CONNAISSANCES
- Aspect malformatif
- Les données chez les femmes enceintes exposées à l’ofloxacine au 1er trimestre de la grossesse sont peu nombreuses mais aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
- Aspect foetal
- Le passage placentaire de la lévofloxacine semble très faible (environ 6% sur cotylédon humain in vitro).
- Une atteinte des cartilages articulaires a été mise en évidence chez de jeunes animaux et chez l’enfant traités directement en post-natal par certaines quinolones (toxicité juvénile).
- Cette toxicité n’est pas retrouvée chez l’animal exposé in utero et aucun cas n’a été décrit à ce jour chez des enfants de mères traitées par des quinolones pendant la grossesse.
EN PRATIQUE
- Traiter une femme enceinte
- Pour une infection urinaire basse :
- On réalisera si possible un examen cytobactériologique des urines juste avant la mise sous traitement.
- En attendant les résultats de l’antibiogramme la nitrofurantoïne (Furadantine®) ou le céfixime (Oroken®) pourront être utilisés quel que soit le terme de la grossesse. En effet, ce sont les antibiotiques recommandés en traitement probabiliste et bien connus chez la femme enceinte.
- Si ces molécules ne sont pas adaptées aux résultats de l’antibiogramme, les bêta-lactamines (amoxicilline, Augmentin® ...), la fosfomycine (Monuril®), la norfloxacine (Noroxine®) ou la ciprofloxacine (Ciflox®) pourront être utilisées quel que soit le terme de la grossesse. On pourra également avoir recours au cotrimoxazole (Bactrim®) au-delà du 1er trimestre de la grossesse.
- Si l’ofloxacine présente un réel avantage par rapport à ces options, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
- Pour une autre infection :
- Si une fluoroquinolone est nécessaire, on préférera si possible la ciprofloxacine (Ciflox®) mieux connue chez la femme enceinte.
- Si l’ofloxacine présente un réel avantage, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
- Par voie oculaire ou auriculaire :
- L’utilisation de l’ofloxacine en collyre ou en gouttes auriculaires est possible quel que soit le terme de la grossesse. En effet, les spécialités disponibles sur le marché destinées à ces voies contiennent une très faible quantité de principe actif.
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer quant au risque malformatif de l’ofloxacine.
- Allaitement
- La quantité d’ofloxacine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit (en mg/kg) environ 3% de la dose pédiatrique (en mg/kg) (calcul effectué sur un petit effectif après des prises orales).
- Aucun évènement particulier n’est signalé à ce jour chez des enfants allaités de mères traitées par ofloxacine.
- Au vu de ces éléments, l’utilisation de l’ofloxacine est possible chez la femme qui allaite.