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Amitriptyline


Mise à jour : 21 mars 2011

Pour en savoir plus :

ÉLAVIL® - LAROXYL®


L’amitriptyline est un antidépresseur imipraminique (tricyclique) également utilisé dans la douleur et la migraine.
Elle a des effets atropiniques et sédatifs.
L’interruption brutale du traitement expose à un risque de sevrage.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Psychotropes et grossesse : les points forts (cliquez ici)

1- Dans la migraine (cliquez ici)

2- Dans la douleur (cliquez ici)

3- Dans la dépression :

  • En prévision d’une grossesse
    • Il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter l’amitriptyline.
    • On peut également utiliser un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS) : fluoxétine (Prozac®), sertraline (Zoloft®), citalopram (Seropram®) ou escitalopram (Seroplex®). Si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline (Zoloft®).
  • Traiter une femme enceinte
    • Il est possible d’utiliser l’amitriptyline, à posologie efficace, quel que soit le terme de la grossesse.
    • On peut également utiliser un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS) : fluoxétine (Prozac®), sertraline (Zoloft®), citalopram (Seropram®) ou escitalopram (Seroplex®). Si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline (Zoloft®).
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement l’amitriptyline.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif.
    • Si un imipraminique doit être maintenu, l’amitriptyline pourra être poursuivie à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.
    • On peut également utiliser un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS) : fluoxétine (Prozac®), sertraline (Zoloft®), citalopram (Seropram®) ou escitalopram (Seroplex®). Si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline (Zoloft®).
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
  • Allaitement
    • Dans la littérature il y a une trentaine d’enfants allaités de mère traitée avec 75 à 175 mg/j d’amitriptyline par voie orale.
    • La quantité d’amitriptyline ingérée par le lait est faible : l’enfant reçoit environ 2% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Chez les enfants allaités, les concentrations sanguines d’amitriptyline et de son métabolite principal (nortriptyline) sont inférieures au seuil de détection.
    • Par ailleurs, aucun événement particulier n’est retenu à ce jour chez les enfants allaités.
    • Au vu de ces données, l’utilisation d’amitriptyline par voie orale à posologie usuelle est possible en monothérapie chez la femme qui allaite.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Tel/fax : ++33 (0)143412622
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