L’hydroxyzine est un antihistaminique H1 sédatif.
Ses effets indésirables sont notamment de type atropinique.
Sa demi-vie d’élimination est longue (jusqu’à 20 heures chez l’adulte).
ETAT DES CONNAISSANCES
Aspect malformatif
Les données publiées chez les femmes exposées à l’hydroxyzine au 1er trimestre de grossesse sont nombreuses et rassurantes.
Aspect néonatal
L’hydroxyzine passe le placenta. Les concentrations chez le nouveau-né sont équivalentes à celles de la mère.
L’administration d’hydroxyzine à forte posologie (≥ 100 mg/j) jusqu’à l’accouchement est susceptible d’entraîner des effets atropiniques (agitation, trémulations) ou sédatifs chez le nouveau-né.
EN PRATIQUE
En prévision d’une grossesse
Dans l’allergie :
On peut utiliser l’hydroxyzine ponctuellement.
S’il s’agit d’un traitement au long cours, on préférera un anti-H1 dont le profil de tolérance est meilleur pour le nouveau-né lors de prises en fin de grossesse (non atropinique et peu sédatif) : cétirizine (Virlix®), desloratadine (Aerius®), fexofénadine (Telfast®), lévocétirizine (Xyzall®) ou loratadine (Clarityne®).
Dans l’anxiété, l’hydroxyzine pourra être maintenue à posologie minimum efficace. On pourra également recourir à une benzodiazépine comme l’oxazépam (Séresta®).
Traiter une femme enceinte
Dans l’allergie :
On peut utiliser l’hydroxyzine ponctuellement.
S’il s’agit d’un traitement au long cours, on préférera un anti-H1 dont le profil de tolérance est meilleur pour le nouveau-né lors de prises en fin de grossesse (non atropinique et peu sédatif) : cétirizine (Virlix®), desloratadine (Aerius®), fexofénadine (Telfast®), lévocétirizine (Xyzall®) ou loratadine (Clarityne®).
Dans l’anxiété : l’hydroxyzine pourra être utilisée à posologie minimum efficace quel que soit le terme de la grossesse. On pourra également recourir à une benzodiazépine comme l’oxazépam (Séresta®).
Si le traitement est poursuivi à forte posologie jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
Découverte d’une grossesse pendant le traitement
Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’hydroxyzine.
Si un traitement doit être poursuivi :
Dans l’allergie :
on peut utiliser l’hydroxyzine ponctuellement.
S’il s’agit d’un traitement au long cours, on préférera un anti-H1 dont le profil de tolérance est meilleur pour le nouveau-né lors de prises en fin de grossesse (non atropinique et peu sédatif) : cétirizine (Virlix®), desloratadine (Aerius®), fexofénadine (Telfast®), lévocétirizine (Xyzall®) ou loratadine (Clarityne®).
Dans l’anxiété : l’hydroxyzine pourra être maintenue toute la grossesse à posologie minimum efficace. On pourra également recourir à une benzodiazépine comme l’oxazépam (Séresta®).
Si le traitement est poursuivi à forte posologie jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
Allaitement
Il n’y a pas de donnée publiée sur hydroxyzine et allaitement.
L’hydroxyzine a des propriétés sédatives et atropiniques. De plus, sa demi-vie d’élimination est longue, jusqu’à 20 heures chez l’adulte.
Au vu de ces éléments :
Dans l’allergie, il est préférable d’utiliser un autre antihistaminique pendant l’allaitement. Pour les alternatives, cliquez ici
Dans l’anxiété, l’utilisation ponctuelle de l’hydroxyzine pourra être envisagée chez une femme qui allaite. Par contre son utilisation répétée est déconseillée.
CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Tel/fax : ++33 (0)143412622 - www.lecrat.org