IMOVANE®
La zopiclone est un hypnotique apparenté aux benzodiazépines.
Elle n’a pas de métabolite actif.
D’une manière générale, un traitement hypnotique doit être aussi bref que possible.
L’interruption brutale d’un traitement chronique expose à un risque de sevrage.
ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)
EN PRATIQUE
- Traiter une femme enceinte
- On préférera la doxylamine (Donormyl®) qui est l’hypnotique le mieux connu en cours de grossesse.
- En cas d’inefficacité de la doxylamine, on peut envisager d’utiliser le nitrazépam (Mogadon®) ou éventuellement un anxiolytique comme l’oxazépam (Seresta®) ou l’hydroxyzine (Atarax®).
- Si les alternatives précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle d’une benzodiazépine apparentée (zolpidem Stilnox® ou zopiclone Imovane®) est envisageable.
- Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. “Etat des connaissances”).
- Découverte d’une grossesse pendant le traitement
- Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la zopiclone.
- Réévaluer le bien fondé de la poursuite du traitement. Si un hypnotique est nécessaire :
On préférera la doxylamine (Donormyl®) qui est l’hypnotique le mieux connu en cours de grossesse.
En cas d’inefficacité de la doxylamine, on peut envisager d’utiliser le nitrazépam (Mogadon®) ou éventuellement un anxiolytique comme l’oxazépam (Seresta®) ou l’hydroxyzine (Atarax®).
Si les alternatives précédentes sont inefficaces ou mal tolérées, l’utilisation ponctuelle d’une benzodiazépine apparentée ((zolpidem Stilnox® ou zopiclone Imovane®) est envisageable.
Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. “Etat des connaissances”).
- Allaitement
- La quantité de zopiclone ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne 1,2% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un effectif d’une douzaine de patientes).
- Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités par des mères sous zopiclone.
- Au vu de ces éléments, l’utilisation du zopiclone est possible chez une femme qui allaite. La prise aura lieu juste après la dernière tétée du soir et la durée du traitement sera la plus brève possible.