Il existe plusieurs classes d’antitussifs, essentiellement les opioïdes légers, les antihistaminiques anticholinergiques et les médicaments à base de plantes.
EN PRATIQUE
- Le dextrométhorphane (Tussidane®) ou la codéine (Néocodion®), opioïdes légers, sont les antitussifs les mieux connus chez la femme enceinte. Ils peuvent être utilisés quel que soit le terme de la grossesse dans le respect des posologies.
- On préférera les spécialités ne contenant qu’un seul principe actif.
- On évitera les antitussifs antihistaminiques anticholinergiques et les spécialités contenant des plantes.
ETAT DES CONNAISSANCES
- Aspect malformatif
- Les données chez les femmes enceintes exposées au 1er trimestre à la codéine ou au dextrométhorphane (opioïdes légers) sont nombreuses et rassurantes (la possibilité d’une faible augmentation des malformations cardiaques avec la codéine a été soulevée par quelques études anciennes mais elle n’a pas été confirmée à ce jour).
- Les données publiées chez les femmes enceintes exposées aux antihistaminiques au 1° trimestre sont d’importance très variable en fonction des molécules mais, à ce jour, aucun effet malformatif ne leur est attribué.
- Les spécialités contenant des plantes sont peu évaluées chez la femme enceinte et dépourvues, le plus souvent, d’études de tératogenèse chez l’animal.
- Aspect néonatal
- Les antitussifs antihistaminiques anticholinergiques, en particulier à l’approche de l’accouchement, sont susceptibles d’entrainer des effets sédatifs et atropiniques chez le nouveau-né.
- Les opioïdes légers utilisés jusqu’à l’accouchement à doses suprathérapeutiques peuvent être responsables d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
- Il se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie, survenant à distance de la naissance.
- Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médicament. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.