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Olanzapine


Mise à jour : 19 avril 2013

Pour en savoir plus :

ZYPREXA®, ZYPADHERA®, ZYPREXA VELOTAB®


L’olanzapine est un neuroleptique de la classe des diazépines et oxazépines.
Elle est utilisée dans le traitement de la schizophrénie, des épisodes maniaques et dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble bipolaire.
D’une manière générale, l’olanzapine est mieux tolérée que les neuroleptiques classiques.
Ses effets indésirables sont notamment une sédation, une prise de poids et une hyperglycémie.
Par voie injectable, une hypotension peut survenir.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Psychotropes et grossesse : les points forts (cliquez ici)
  • En prévision d’une grossesse
    • Il n’est pas justifié d’arrêter ou de modifier le traitement par olanzapine.
  • Traiter une femme enceinte
    • L’olanzapine pourra être utilisée à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.
    • La surveillance de la prise de poids et de la glycémie maternelle sera attentive du fait du traitement maternel.
    • Attention au risque d’hypotension maternelle en cas d’utilisation de la forme injectable.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter l’olanzapine sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’olanzapine.
    • L’olanzapine pourra être poursuivie à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.
    • La surveillance de la prise de poids et de la glycémie maternelle sera attentive du fait du traitement maternel.
    • Attention au risque d’hypotension maternelle en cas d’utilisation de la forme injectable.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
  • Allaitement
    • La quantité d’olanzapine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit environ 1% à 2% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un effectif d’une dizaine de patientes).
    • Chez les enfants allaités les concentrations sanguines d’olanzapine sont quasi indétectables (9 enfants prélevés).
    • Un enfant allaité était somnolent alors que sa mère prenait 10 mg/j d’olanzapine. Après diminution de la posologie à 5 mg/j, l’examen clinique s’est normalisé. Il n’a pas été réalisé de dosage chez cet enfant.
    • Dans la littérature, aucun autre événement particulier n’est à retenir parmi une soixantaine d’enfants allaités de mères sous olanzapine (posologies essentiellement de 2,5 à 10 mg/j).
    • Rappelons que la demi-vie de l’olanzapine est de l’ordre de 35 heures. Ceci est un facteur de risque d’accumulation de la molécule chez l’enfant allaité.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de l’olanzapine chez une femme qui allaite peut s’envisager à dose inférieure ou égale à 10 mg/j.
      • En cas de sédation chez l’enfant, réévaluer la poursuite de l’allaitement.


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