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Paroxétine


Mise à jour : 22 septembre 2014

Pour en savoir plus :

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La paroxétine est un antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRSS).
La paroxétine est métabolisée au niveau du foie par le cytochrome P450 2D6 (CYP2D6). En raison du polymorphisme génétique de celui-ci, les métaboliseurs extensifs et ultra-rapides ont des concentrations plasmatiques de paroxétine plus faibles que les métaboliseurs intermédiaires ou lents.
L’interruption brutale du traitement expose à un risque de sevrage.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Psychotropes et grossesse : les points forts (cliquez ici)
  • En prévision d’une grossesse
    • Il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter la paroxétine.
  • Traiter une femme enceinte
    • Il est possible d’utiliser la paroxétine, à posologie efficace, quel que soit le terme de la grossesse.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
    • Une augmentation des posologies journalières est parfois nécessaire en cours de grossesse en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement la paroxétine.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la paroxétine.
    • Si un IRS doit être maintenu, la paroxétine pourra être utilisée à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. « Etat des connaissances »).
    • Une augmentation des posologies journalières est parfois nécessaire en cours de grossesse en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques.
  • Allaitement
    • La quantité de paroxétine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne un peu plus de 1% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Chez les enfants allaités, les concentrations sanguines de paroxétine sont le plus souvent indétectables ou très faibles (5% des concentrations maternelles).
    • Aucun événement particulier n’est retenu sur un effectif de près de 200 enfants allaités de mères sous paroxétine.
    • Au vu de ces données, l’utilisation de la paroxétine est possible chez une femme qui allaite.