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Paroxétine


Mise à jour : 16 mars 2011

Pour en savoir plus :

DEROXAT® - DIVARIUS®


La paroxétine est un antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRS).
La paroxétine est métabolisée au niveau du foie par le cytochrome P450 2D6 (CYP2D6). En raison du polymorphisme génétique de celui-ci, les métaboliseurs extensifs et ultra-rapides ont des concentrations plasmatiques de paroxétine plus faibles que les métaboliseurs intermédiaires ou lents.
L’interruption brutale du traitement expose à un risque de sevrage.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Psychotropes et grossesse : les points forts (cliquez ici)
  • En prévision d’une grossesse
    • En raison de la controverse actuelle (cf. “Etat des connaissances”) et de l’existence d’alternatives, il peut sembler opportun de remplacer la paroxétine par un autre IRS comme la fluoxétine (Prozac®), la sertraline (Zoloft®), le citalopram (Seropram®) ou l’escitalopram (Seroplex®), à condition que l’équilibre thérapeutique soit maintenu.
    • Si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline (Zoloft®).
  • Traiter une femme enceinte
    • Avant 10 semaines d’aménorrhée
    • Après 10 semaines d’aménorrhée
      • Il est possible d’utiliser la paroxétine.
      • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. "Etat des connaissances”).
    • Une augmentation des posologies journalières est parfois nécessaire en cours de grossesse en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement la paroxétine quel que soit le terme de la grossesse.
    • Avant 10 semaines d’aménorrhée
      • Rassurer la patiente quant au risque malformatif global de la paroxétine.
      • Compte tenu de la controverse actuelle (cf. "Etat des connaissances”) et en cas d’exposition pendant la mise en place du cœur (J21 à J50 post-conception), le diagnostic anténatal peut être orienté sur la sphère cardiaque.
      • Si un IRS doit être poursuivi, il est préférable de principe de remplacer la paroxétine par un autre IRS (fluoxétine (Prozac®), sertraline (Zoloft®), citalopram (Seropram®) ou escitalopram (Seroplex®)), à condition que l’équilibre thérapeutique soit maintenu (cf. “Etat des connaissances”).
      • Cependant, si la paroxétine a un avantage par rapport à ces options, elle pourra être poursuivie tout au long de la grossesse (et pendant l’allaitement).
    • Après 10 semaines d’aménorrhée
      • Il est possible d’utiliser la paroxétine.
      • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. "Etat des connaissances”).
    • Une augmentation des posologies journalières est parfois nécessaire en cours de grossesse en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques.
  • Allaitement
    • La quantité de paroxétine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne un peu plus de 1% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Chez les enfants allaités, les concentrations sanguines de paroxétine sont le plus souvent indétectables ou très faibles (5% des concentrations maternelles).
    • Aucun événement particulier n’est retenu sur un effectif de près de 200 enfants allaités de mères sous paroxétine.
    • Au vu de ces données, l’utilisation de la paroxétine est possible chez une femme qui allaite.